Hildebrandt

Hildebrandt vient de loin.
De l’autre côté du Rhin, d’un père offrant un patronyme scénique et des racines pas si carrées d’une Allemagne inconnue.
Une recherche et une empreinte.
Hildebrandt arrive de loin.
De Coup d’Marron, un groupe qui croisait au large de l’Île des Têtes Raides et mouillait les eaux d’une chanson rock francophone et réaliste.
Un parcours, et une voie.
De loin en moins direct, il chante aujourd’hui l’ode à tout ce qu’on cache, aux sous-vêtements. Des serments sous l’épiderme, derrière son air bonhomme, il se dévoile et prend le grand large.
A l’abordage de l’Angleterre et de sa pop moire, en quête d’une écriture au sobre couplet-pont-refrain et ça marche fort. Formidablement accrocheuse, sa chanson joue certes la division de la joie mais sait aussi danser.
Hildebrandt a plein de pas,
de danse à vous glacer le coeur,
il a la java sous la pudeur,
il danse à l’intérieur,
il danse ailleurs.
Sans jamais savoir bien dire d’où vient le vent, Hildebrandt va loin au-dedans et file dans des territoires où se mélangent les sentiments. On lui reconnaîtra comme B.A.BA ses pairs d’armes et frères de lettres Bashung, Ané, Belin, Arno. Il foule, sentimental, la scène, accompagné de ses deux fidèles lieutenants aux guitares, et s’empare entre claviers et machines de la lumière.
Une voix. Une route