Kamas et les Corbeaux

Pas très haute, plutôt fluette, l'œil insolent et la voix sûre, Kamas débarque sur scène comme on dégrafe un corsage trop serré ... ça libère.

Formée au Jazz, en Quartet, en Quintet, en Big Band, elle a appris à sortir la voix comme on sort l'âme d'un corps. A Toulouse elle était Anne Cammas, n'hésitait pas à retricoter en points serrés et en français les standards du Jazz. Premier prix Radio France de la Chanson Francophone, elle est repérée par un certain Nino Ferrer et c'est en choriste survitaminée qu'elle suit le chanteur du sud dans sa dernière tournée. Puis la voix prend des détours : théâtre, cinéma, musiques improvisées ...

Anne devient Kamas et s'entoure en 2003 de ses corbeaux, un collectif de musiciens formés au rock, au cirque et au théâtre. Trombone, contrebasse, batterie, guitare suffisent à développer une atmosphère très personnelle à la hauteur des personnages décalés dont il est question dans les textes de la belle, cette chanteuse qui habille la scène d'une splendide présence, à la fois tendre et rock.