Lisa Portelli

« Hey Lisa, hey Lisa cherche moi les poux, fais moi... » Serge Gainsbourg aurait il fait chanter Lisa Portelli comme il fit chanter Vanessa Paradis? ”Affirmatif” aurait-il répondu. Aurait-elle pu refuser, cherchant plutôt du côté de Bashung ? Les deux sont accoudés au même bar, passons à autre chose. Passons aux vraies chansons de cette nouvelle venue de 24 ans qui a déjà 10 ans de vie artistique dans son panier.

Son dernier album “Le Régal” réalisé par Lionel Gaillardin (Kerenn Ann, Benjamin Biolay), est précis, intense, homogène où l’ennui n’a aucune place. On comprend mieux alors pourquoi Lisa Portelli cite Dominique A comme phare musical et qu’on la compare parfois à Rodolphe Burger ou PJ Harvey, en effet elle a de ces aînés là, l’inventivité et l’exigence. Douze titres félins qui jouent à cache cache entre eux, qui se répondent et jamais ne se répètent musicalement.. Sa voix s’adapte à ses variantes volontaires et épouse le morceau, s’imbrique dedans pour ne faire qu’un(e).

Sur scène, le mot ici prend tout son sens : elle s’éclate. Capable parfois de survoler la foule, elle vit pleinement ses chansons, sans comédie, avec pudeur et les rend élastiques, provoque et sourit sans jamais être vulgaire et si on la voit femme enfant, c’est notre problème plus le sien. Deux guitares, une batterie, elle va droit à l’essentiel. Si son album sonne pop, sur scène elle est résolument Rock, le tout restant de la chanson…