Martin Luminet

Martin Luminet s’inscrit dans la lignée de ces chanteurs qu’on aime appeler « chanteurs à souhait », qui n’en font ni trop, ni pas trop trop.

On retrouve dans ses chansons de doux paradoxes et l’entêtante idée de pouvoir vivre avec des incohérences, des faiblesses, des aveux d’impuissance et des regrets paisibles.
Dans ses chansons on a le droit d’être maladroit, de souffrir de jolies choses, d’être heureux de travers, d’aimer quelqu’un de loin, de faire des chansons tristes qui rendent heureux, bref, on a le droit d’être pas droit.
Martin Luminet a le même âge que les garçons de 1989 et présente pour la première fois son projet le plus intime sous la forme d’une Pop Sensible qui s’évertuera à démontrer qu’il est possible de pleurer en dansant.

« En attendant d’aimer » représente la période la plus confuse d’une vie, où l’on alterne entre le prodigieux et le dégradant, on fait du mal à se faire du bien, on abîme les entourages, on abandonne son idée du courage.
Jusqu’à ce que quelqu’un voit en nous ce qu’on n’est plus du tout et nous remette le cœur à l’ouvrage.

Pendant ce temps là, certains font donc leur vie, des enfants ou des chansons.
Et vous que faisiez-vous en attendant d’aimer ?