Ourida

Ourida fait partie de ces artistes atypiques. Sa musique et sa voix s’avèrent si radicalement différentes à chaque couplet ou même morceau, qu’écouter son album pourrait s’apparenter à regarder une pièce de théâtre. À chaque acte, elle se révèle joueuse, drôle, torturée, violente ou encore poétique.

Et son parcours est à la hauteur des multiples variations de son travail. Née en France d’un père Kabyle et d’une mère Normande, elle s’essaie au théâtre, à la trompette , à la lecture de poème avant d’être engagée comme pianiste pour une exposition à Beaubourg. Elle s’envole ensuite pour le Brésil et rencontre le photographe Français Pierre Fatumbi Verger qui lui enseigne la philosophie de la “vérité naturelle de l’être “. Ce sera un tournant dans sa carrière pour celle qui ne se pose désormais plus de limites ou barrières. Le conservatoire de jazz de Marseille lui permettra d’assouvir cette soif de liberté. Direction ensuite au Canada pour représenter la France aux journées de la Francophonie. Quelques scènes parisiennes plus tard (Trabendo, Boule Noire, Cigale) arrive la première consécration : son trio avec JP.Molina, batteur du Surnatural Orchestra et A.Cuisinier, bassiste de Benjamin Moussay remporte le Grand Zebrock 2007.

Toutes ces expériences produisent un son entre trip-hop et jazz sur fond de piano, contrebasse et batterie. Une musique travaillée, qu’elle ne peut vraiment définir “à moins d’être une fringue, qui aurait envie de se mettre a soi-même une étiquette ?”.